La création de ce blog répond au désir d’une plateforme d’échange commençant de personne à personne pour se prolonger en reconstituant une part de la culture populaire, vivante, démédiatisée. Il s’agit de parole libre ou à défaut, de dire ici de quoi elle doit être libérée.
De nos jours le « public » a remplacé le peuple; au début tout a commencé après la radio, avec la télévision et maintenant rien d’autre ne compte que l’impact de masse paradoxalement dans une société qui croit se protéger dans un individualisme plus que jamais élevé au rang d’un droit des plus fondamentaux.
Nous n’avons pas tous l’ambition de diriger les autres, bien au contraire, l’immense majorité cherche juste à vivre le mieux possible en échappant à la domination des autres et souvent en allégeance choisie pour sa préservation du bien commun et en solidarité avec les siens.
Avant l’avènement de systèmes démocratiques, les classes sociales vivaient parallèlement. Le fondement des lois était tout contenu dans le pouvoir de les édicter et de les appliquer. Les petites gens connaissaient bien les lois royales mais les règles qui régissaient les rapports entre eux étaient bien plus morales.
Nous ne vivons pas tous dans la perspective de show de télé-réalité, ni de faire fortune, nous sommes les héritiers des gueux du temps passé, mais ne nous voudrions pas seulement choisir nos maîtres mais discuter les projets de société, et maintenant nous avons besoin de sauvegarder le bien commun de la main mise des dirigeants et élites.
Peut on espérer voir notre situation s’améliorer du fait de ceux qui nous dirigent compte tenu des conditions qui s’imposent à eux pour parvenir à ce pouvoir? En un mot, « ils » ont arrangés les lois à leur main et institué une méritocratie qui nie son incompétence, impose ses impunités, dénie des scrutins, s’appliquent des règles d’exception.

L’efficacité des meilleures lois n’est pas dans leur écriture.
Nous avons tous besoin de savoir ce que pensent les autres et en particulier ce qu’ils pensent de nous-mêmes, individus, entreprises, collectivité, ethnie, nation, communautés. Toutes ces formes d’organisation s’occupent d’offrir une image formatée (drapeaux, hymnes, et autres symboles culturels*). Mais dans chaque région, terroir, groupe ethno-culturel n’y a t-il pas un patrimoine qui ne trouve pas d’authenticité ni de prolongement dans l’acception moderne de la culture médiatisée. Les anciens (avant la culture de masse) discutaient dans les veillées, les foires et fêtes familiales; elles étaient l’occasion de maintenir les liens et l’actualité dans des communautés bien vivantes.

Comment se concerter pour ne pas rester isolé à subir l’oppression des politiques, de leurs clivages et trahisons, des entreprises qui nous asservissent à leur amoralité? Concertons nous, discutons ensemble de l’angoisse de voir la dégradation de la nature et de l’environnement, livrés à la cupidité, médiocrement assistés par leurs défenseurs. Sur ce sujet nous n’en sommes plus aux priorités – presque tout est prioritaire – et comment elles sont traitées dans les réunions grandiloquentes nationales et internationales. Qui donc doit prendre l’initiative pour qu’enfin il se passe quelque chose, sinon n’importe qui. C’est pourquoi nous devons en parler et ce serait bien de le faire sur un support accessible à tous citoyen du monde.
Le jour où nous saurons ce que nous voulons nous trouverons les moyens de le faire, car nous qui nous définissons comme humbles, ne pouvons être investis par nos pulsions propres.

J’invite chacun à exprimer soit ses espoirs, son indignation, sa pensée sur des sujets de son choix ou à les mettre en lien

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